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"Petites annonces de producteurs exclusivement"
"Millésimes de plus de cinq ans exclusivement"
"Vins français exclusivement"
Qui sommes-nous ?

Nous sommes « je », pour tout vous avouer. Je m’appelle Antoine Viel et je suis « oenautodidacte ». J’ai une formation d’ingénieur, un tempérament entrepreneur, et… une passion pour la géographie, nos terroirs et les vins qu’ils produisent. Courir ou pédaler dans les vignobles est ma meilleure activité de week-end. Déguster des crus, en particulier à l’aveugle avec des amateurs éclairés, voire des professionnels, constitue mes plus agréables soirées.

Depuis deux décennies, plusieurs amis producteurs m’ont sorti de leurs caves de sublimes bouteilles de « vin de famille », ou de « petit vin », qui avaient dix ans, vingt ans, cinquante ans ; qu’ils craignaient usés, bons à jeter ; et qui recelaient des notes grillées, fumées, animales, empyreumatiques, macérées, oxydées, et autres, dignes de grands crus prestigieux. Beaucoup de producteurs ont des stocks non négligeables de leurs dix derniers millésimes. Souvent ils les bradent à des déstockeurs à contrecœur, par contrainte économique.

J’ai créé ce site parce que je rêvais qu’il existât, et il n’existait pas. J’aime acheter mes vins directement auprès de ceux qui les ont produits, j’aime qu’ils aient évolué, qu’ils soient, pour leurs prix accessibles, élégants, subtils, complexes. L’étiquette, le prestige et la médiatisation ne m’intéressent pas tellement. Et mon portefeuille n’est de toute façon pas assez garni pour acheter ces vins aux prix stratosphériques dont les médias parlent tant, et que seuls quelques heureux fortunés peuvent acquérir.

Je pousse mon vice jusqu’à aimer certains défauts de vieillesse, ces notes trop animales (cuir) ou trop oxydées (noix) ou trop macérées (kirch) ou trop fumées (tabac). Ne dit-on pas que le charme réside dans le vécu, les rides, voire les défauts ? J’aime prendre le risque d’acheter un vin vieux ayant peut-être entamé son déclin, sentir une personnalité très mature, découvrir des notes étonnantes, inhabituelles dans l’appellation, piégeantes à l’aveugle. « Le vin qui est dans mon verre n’a plus vingt ans depuis longtemps… », aurait pu chanter Serge Reggiani.

Je veux aussi aider à ma manière les producteurs de nos terroirs français, artisans entrepreneurs de grand mérite, silhouettes courbées qu’on voit travailler au loin, dans leurs vignes, en toute saison, souvent pressurés par la grande distribution, ou qui se font tailler des croupières par des vins du nouveau monde, certes intéressants, mais souvent excessifs, écrasants, inaptes au vieillissement.